Par .Patricia
Je vous ai parlé, il y a quelques jours, des Asters Dumosus qui forment des petits dômes (comme leur nom l'indique) pour le premier plan de nos massifs (je vous remercie beaucoup de tous vos commentaires).
Je voudrai aborder avec vous l'intérieur des massifs, là où sont notamment nos beaux rosiers.
Les rosiers aiment les compagnes mais des compagnes assez sages tout de même pour ne pas leur voler la vedette et surtout leur soleil. Les rosiers ont des racines qui peuvent s'enfoncer loin dans la terre pour chercher l'eau donc pas question de planter des vivaces qui auraient elles aussi des racines plongeantes bien entendu. Les asters ont des racines drageonnantes mais qui restent plutôt en surface. Donc ce seraient une bonne solution mais ils ont malheureusement la fâcheuse manie de faire beaucoup de racines et de prendre ainsi de plus en plus de place et finalement ils gênent nos rosiers. Ah la la ! pourtant je les aime les asters.
Il existe des asters un peu oublié des pépiniéristes, qui en proposent assez peu, mais pas des jardiniers qui se sont heurté au même problème que moi. Etre obligé de déterrer les asters pour les mettre, seuls, ailleurs, ou pire d'être obligé de s'en débarrasser, ce n'est vraiment pas cool !
Il s'agit de l'aster Nouvelle-Angleterre. (Aster novae-angliae). Il est originaire du Canada et des Etats-Unis. Il est très vigoureux mais contrairement aux autres asters, il ne drageonne pas. La souche grossit simplement lentement et il faudra patienter 2 ou 3 ans pour que les touffes, que vous aurez planté par 5 à 7 pieds au mètre carré, ne se rejoignent pour former une belle masse. Les tiges sont raides comme la justice, c'est vrai, mais le fait que la plante forme des touffes bien nettes permet de la planter au milieu des rosiers aux branches souples. Le duo pourra être ravissant.
Ils aiment les sols ordinaires mais bien drainés. Ils n'aiment pas avoir les pieds dans l'humidité donc pas de terre gorgée d'eau en hiver pour eux.
Il existe 6000 espèces de cet aster, paraît-il, alors pourquoi on nous en propose si peu ? Le pépiniériste que j'ai interrogé à St Jean de Beauregard m'a affirmé que les jardiniers ne les aimaient pas car ils étaient trop raides et qu'ils mettaient trop de temps à faire de belle masse fleurie. Argh ! Qu'en pensez vous ?
Voici ma petite collection. Ce sont des asters que l'on m'a offert.
Les plus courants sont :
'Alma Pötschke' haut de 1m à fleurs rouge rubis
'Harrington's Pink', haut de 1,50m à fleurs rose saumon
'Herbstchnee', haut de 1,20m à fleurs blanches
'Madame Loyau', haut de 1,20m à fleurs rose clair
'Violetta', haut de 1,20m à fleurs violette
Pour les multiplier il faut diviser la souche mais cela doit se faire sur des plantes déjà bien installées. C'est au printemps qu'il faut intervenir. On déterre la motte et on la sépare en plusieurs éclats avec racines et bourgeons et zou ! on replante aussitôt dans une terre bien meuble. Vous pouvez essayer aussi en bouturant l'extrémité des tiges en mai-juin. Il faut le faire à l'étouffée dans une mini-serre.
Mes pieds sont encore trop jeunes pour être divisés. J'aimerai en trouver d'autres pour tenir compagnie à mes rosiers. Mais pour cela à nous, jardiniers, de dire à nos pépiniéristes : nous voulons des asters Nouvelle-Angletterre !!
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