Par .Patricia
Il y a quelques jours, j'exprimai mon envie d'un jardin sec. J'ai profité de matinées relativement fraîches pour commencer à couper le liseron. Je ne l'ai pas arraché, et pourtant la tentation était très forte, je l'ai bien coupé à la base. Il parait que c'est la meilleure façon pour ne pas qu'il réagisse trop vivement à ce traumatisme. Il est vrai que de traumatisé le vilain ne me gênerai pas mais s'il réagit en poussant en tout sens, encore plus vigoureusement, c'est sûr, je serai gênée ;)
A voir ainsi mon massif, envahi par ces jolies fleurettes blanches, on peut lui trouver du charme. Pas moi.
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Le massif débarrassé du vilain est encore plus affreux. Cela me conforte dans l'idée que, décidemment, je ne peux pas le laisser ainsi. Je vous entend, vous dites "mais si tu plantes plus serré, ce serait mieux, il y a trop d'espaces entre tes plantes". Toutes mes tentatives ont échoué. Les vivaces et arbustes n'ont pas le temps de pousser que le glouton liseron a tout avalé. Quand aux annuelles, les seules qui ont réussi à fleurir, ce sont les nigelles de damas dont j'ai précieusement récolter les graines. Même les pavots de Californie et les coquelicots ont été envahis et attachés au sol par les dianes de liseron.
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J'ai taillé l'Helychrisum italicum et tout ce qui pouvait l'être. Je dois recoiffer la stipa.
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j'ai dégagé le pauvre Physocarpus qui est assez mal en point. Lorsque les pluies de fin d'été seront là, il sera transporté ailleurs. Il sera remplacé par un bain d'oiseau sur pied en pierre reconstituée (que je n'ai pas encore trouvé)
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Je vais tailler les polyantha. Ils remonteront un peu sans doute mais qu'importe ils seront arrachés à la fin de l'été. J'ai longtemps hésité car je n'aime pas jeter des plantes et encore moins des rosiers mais vraiment je ne les aime pas, ils sont trop laids. Ils peinent à se hisser hors de la marée de liseron et fleurissent à ras de terre rouge délavé. Ils font beaucoup de bois mort et les feuilles au bout de tiges moles finissent par tomber. Ceux que j'ai taillé trop court, peut être, au printemps sont tout simplement morts. Et puis j'ai envie d'un jardin blanc et argenté alors...
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Les stipas et la gaura tirent leur épingle du jeu, elles seront conservées dans le futur massif sec. Je crois que je vais laisser aussi les agapanthes. Elles sont bleues mais elles se plaisent alors je ne vais pas être trop stricte. Les oreilles d'ours seront également conservées. Je déplacerait les teucrium hircanicum.
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Prochaine étape après les pluies, j'arrache les rosiers et je mets de côté toutes les plantes que je souhaite replanter dans ce massif ou ailleurs.
Le jardin sec sera donc minéral, en tout cas les premières années. Je ne me fais pas d'illusion la nature déteste le vide et si je ne plante pas assez serré très vite, je vais au-devant de déconvenues. Je sais bien que petit à petit le carton va disparaitre et la bâche (que Catherine m'a conseillé, je vous en reparlerai) se désagréger et partir en lambeaux mais en attendant mes végétaux auront pris de la force et de la consistance. Ils pourront résister au liseron qui, en dormance, ne manquera pas de se réveiller, dès que les conditions seront meilleures pour lui.
Le jardin est aussi, selon moi, un espace d'expérimentation ou faire, défaire, refaire permet un jour, peut être, d'être satisfait. La quête du beau n'est elle pas aussi passionnante que sa réussite. Je n'ai jamais tenté le jardin sec... c'est le bon moment.
Qu'en pensez vous ? Avez vous réussi un jardin sec ? Comment ?
A suivre....
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