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Lecture : L'invitation au jardin

Mon jardin continue de souffrir. Oh ! j'essaie bien de le bichonner, de lui dire que je suis là pour lui, d'arroser autant qu'il me soit permis de le faire, de tailler une branche morte par çi, et par là, de couper une fleur séchée, une rose fanée, de parler à mon vieux cerisier mais mon jardin souffre. Et je souffre avec lui.

Je passe du temps dans mon sous-sol où par la baie vitrée je peux voir une partie du jardin et Minet Chéri aller et venir. Il y fait moins chaud. J'ai un bon canapé où je me roule en boule pour lire et attendre les pluies, au frais.

Mon amie Catherine m'a conseillé "L'invitation au jardin" de Claude Servan-Schreiber. Déjà rien que le titre m'attire irrésistiblement. L'auteure, une grande dame, journaliste dans des quotidiens (L'Express, L'Expansion...)  et des magazines de presse féminine, est connue pour son engagement pour l'égalité homme/femme et fait mon admiration. 

Ce que je ne savais pas, c'est qu'elle était aussi jardinière. Oh ! mais pas n'importe quelle jardinière, une vraie passionnée, une jardi-folle-dingue tout comme nous. Quelle surprise !

Dès les premières lignes, je souris, si j'avais son talent j'aurai pu écrire ses mots qui me touchent profondément.  Pourquoi ne l'ai-je pas lu plus tôt ? Pourquoi je découvre seulement aujourd'hui son livre ?

Lisez : "Je ne sais plus exactement quand sont nés entre nous les premiers sentiments, Sûrement pas à notre première rencontre puisque je me rappelle l'avoir trouvé, sur le moment, sans charme aucun. Aujourd'hui, le quitter ne serait-ce que quelques jours provoque en moi un déchirement que, par pudeur, je garde secret ; une souffrance, le mot n'est pas trop fort, que je cache à mes proches par peur de leur incrédulité. S'ils savaient à quel point j'ai besoin, pour être heureuse, de l'intimité, de l'intensité des émotions qu'il me procure, ils en seraient sans doute jaloux. Je ne peux pas vivre sans lui, ni lui, je crois, sans moi. C'est mon jardin, et je l'aime d'amour."

Je frémis. Je n'ai jamais osé le dire ainsi et c'est pourtant exactement au mot près ce que je ressens pour mon jardin. 

Je vais vous dire un petit secret, qui bientôt n'en ne sera plus un. Mon prochain ouvrage est chez l'éditeur. Le manuscrit est déjà passé par la case "corrections" et, actuellement, il est chez le graphiste qui je l'espère mettra joliment en forme mon "bavardage". J'espère qu'il sera disponible pour le dernier trimestre, avant Noël. Je ne vous en dis pas plus. Je vous laisse seulement imaginer mon impatience, mon excitation, mon inquiétude aussi.

Quand je pense que je n'ai pas cité "L'invitation au jardin". Je ne connaissais pas son existence. Cela vaut peut être mieux. C'est certain un livre pareil aurait influencé mes écrits. Il influencera très certainement mes écrits futurs. 

Vous l'avez compris, je vous recommande vivement "L'invitation au jardin". 

Je vous pose cette question "Faut-il, pour être heureux, aimer les jardin ?" J'ai la réponse au fond de mon coeur et vous ?

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G
Bonjour Patricia,<br /> C'est une belle découverte, celle d'une passionnée de jardinage, et qui en parle si bien... qu'on n'a qu'une envie, la lire et surtout sortir bichonner le nôtre! <br /> La passion fait vivre et j'ai hâte, pour vous tous, que la belle saison en redevienne une, car je partage votre tristesse de voir vos beaux jardins souffrir autant!<br /> Merci pour la suggestion et pour les commentaires précédents, dont certains m'ont totalement rejointe et émue!.<br /> Bonne fin de journée!
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Il y a des livres qui sont un peu comme des doudous. Celui là en est un.
F
Je ne connais pas non plus ce livre, et le passage que tu nous cites nous invite à le lire. C’est une vraie amoureuse de son jardin , j’ai hâte de lire comment elle traduit son amour pour son jardin et ce que son jardin lui apporte.<br /> Hâte de te lire aussi :)<br /> Être et rester le plus possible en communion avec la nature, respirer, admirer , chouchouter son petit coin de paradis c’est un vrai bonheur . Je ne peux plus m’en passer depuis 30 ans que je vis ici. C’est devenu un besoin vital et quand je m’en éloigne, je n’ai qu’une hâte, c’est de rentrer chez moi. Je connais (presque) par cœur toutes les plantes de mon jardin . C’est un jardin romantique qui m’apporte sérénité et bien être , je lui rend visite tous les jours, quel que soit le temps . <br /> Oui, on peut dire que c’est une histoire d’amour !<br /> Il faudrait plus de 2heures pour en parler (petit clin d’œil à Patrick :)<br /> Bises
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Oui c'est pour cela que j’écris, 2h ne suffit pas. Ah une bibliothèque et un jardin nous avons tout ce qu'il faut n’est ce pas ? Bises
F
Merci pour cette recommandation littéraire ! C’est vrais que quitter son jardin d’agrément quelques jours à la belle saison est toujours un petit déchirement…Comment va t on le retrouver ? Les jeunes plants vont ils supporter notre absence…J’adore dès mon retour à la maison faire le tour des massifs, renifler les nouvelles fleurs…
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J’aime partir pour découvrir de beaux jardins ou de beaux endroits mais je ressens un immense bonheur et apaisement lorsque je rentre. Comme toi la première chose est de faire le tour du jardin.
C
Avoir un jardin ,c'est créer ses propres racines , c'est jouer de sa liberté pour donner vie à son propre univers. C'est aussi dominer le temps qui passe en se projetant sur un lendemain que l'on espère vibrant .. Avoir un jardin m'apprend aussi l'humilité,parce que la nature a toujours le dernier mot. Il m'apprend aussi à gérer mon impatience et mes déceptions, à ne jamais baisser les bras , jusqu'à ce que le résultat soit conforme à mon désir..<br /> Je viens de commander le livre de Caroline Servan Schreiber.... Elle décrit ce que je ressens profondément...<br /> J'ai encore plus hâte de vous lire , j'ai aimé infiniment votre premier livre ,plein de poésie et de conseils avisés . J'ai ressenti a travers ma lecture un tel bonheur d'écrire , une joie infinie , une espèce d'exaltation a jouer avec les mots...<br /> Je vais savourer votre prochain livre . Je m'en fais une joie à l'avance...
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J'espère qu'il n'y aura pas de déception. Je me plains bien souvent de manquer de mots pour décrire mon bonheur de jardiner. Les votres sont beaux Celia.
A
Oh ! Un nouveau livre de Patricia ! Quelle belle nouvelle !<br /> Moi aussi je regardais mon jardin souffrir mais hier, miracle, une pluie abondante et drue est arrivée. Je sens que les plantes disent "merci" ce matin. <br /> "Je ne peux pas vivre sans lui, ni lui, je crois, sans moi. C'est mon jardin, et je l'aime d'amour." : Quelle belle déclaration... De mon côté, je le pense également, mais je le garde pour moi ;-)
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Il n'y a qu'un jardinier qui peut comprendre un jardinier.
P
Coucou Patricia <br /> <br /> "Faut-il, pour être heureux, aimer les jardins ?"...... Vous avez 2 heures ! Je ne sais pas si ça sera suffisant 2 h ??? <br /> Ma réponse "courte" : oui ! bien que depuis ces derniers mois nous sommes beaucoup moins heureux en voyant le jardin dépérir à cause du climat/météo 🥵<br /> Bises
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C'est vrai mais quand les pluies d'automne vont arriver nous serons encore plus heureux. Il va y avoir beaucoup de travail pour trouver et planter ce qui pourra resister à nos hivers et nos étés. Bises
C
Je ne la connaissais que très superficiellement, je viens de lire sa page Wikipédia, pro ivg avant l'heure, pro parité H/F, féministe pour de vraies questions, pro euthanasie, une belle humanité. Ton extrait montre une sensibilité à fleur de peau pour le jardin. Je n'arrive pas à lire en ce moment, mais je la lirai très certainement plus tard.<br /> Dis donc petite cachotière, on écrit des livres en douce !
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G
Comme vous avez raison, Catherine! <br /> Ce ne sont ni les connaissances, ni l'argent, ni le statut social qui font des gens de grands personnages. C'est leur humanité qui les distingue et avec qui l'on fait société. <br /> Belle fin de journée.
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J'ai pris mon temps depuis le 1er livre. Les chroniques d'une jardinière du dimanche est paru en 2021. C'est un grand plaisir d'écrire et le bonheur est encore plus grand si l'ouvrage est lu et partagé.
G
Il est des livres qui semblent déjà murmurer avant même d’avoir rejoint nos bibliothèques. Celui-ci en fait partie. À l’évocation de sa parution, mon imagination chemine déjà entre les allées d’un jardin vivant, où chaque page promet d’être une graine semée dans l’esprit, chaque chapitre une saison, chaque mot une invitation à renouer avec le vivant.<br /> <br /> J’en ai déjà l’eau à la bouche, comme le jardinier qui contemple les premiers bourgeons en devinant l’abondance à venir. Que le temps paraîtra long jusqu’à sa parution… Mais certaines attentes ont la saveur des plus belles récoltes.
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Oh ce que tu ecris est tres beau. J'espère que tu ne sera pas déçu.
D
Je ne connais pas ce livre, moi non plus, et tu me donnes l’eau à la bouche. Il fera très certainement partie de mes prochaines lectures. Oui, j’aime mon jardin comme j’ai aimé les deux précédents. Beaucoup de soins, d’amour et de paix lorsque je suis installée sur un banc, une chaise, un fauteuil ou une chaise longue. Je me sens pénétrée de bien être et de sérénité comme nulle part ailleurs même sans rien faire. Juste être là, en pleine conscience, regarder les fleurs, les arbustes et écouter le silence, ou le bruit lointain de la vie, le vent et le chant des oiseaux. Cela suffit à mon bonheur. Jardiner à toujours été une thérapie pour moi surtout sans gants. Je suis ravie de bientôt pouvoir te lire et j’attends avec impatience que tu nous en dises un peu plus. Je te souhaite, ainsi qu’à Gilles une belle et agréable journée. Bises.
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C
Le plus difficile c'est de contempler son jardin sans esprit critique ,sans voir uniquement ce qui n'a pas fonctionné,sans se projeter immédiatement dans le désir de remédiation. <br /> C'est un apprentissage difficile pour moi ,de me ressourcer sans me projeter sur un lendemain plus satisfaisant..<br /> Mais j'apprends , je me fais violence...Je parviens a voir ce qui est beau , sans viser la perfection . C'est très valorisant...
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Merci Danielle. Je suis contente que tu ai conservé ce bonheur de profiter dans ta nouvelle maison. Ce n'est pas toujours simple de se déraciner pour se planter ailleurs mais toi comme moi je crois que nous avons eu de la chance de trouver notre "chez nous" et d'y etre bien. Bises