Par .Patricia
Le 11 novembre, j'ai toujours une pensée pour mes arrières grands parents Jean et Célina Auraire.
En 1918, ils supportaient comme ils pouvaient la séparation. Ils s'écrivaient des mots simples sur de jolies cartes postales. Des mots qui parlaient d'amour bien sûr mais également de leur vie quotidienne presque comme si la guerre n'existait pas. Jean finissait toujours ses lettes par "Meilleurs baisers et caresses de celui qui t'aime pour la vie. Jean"
A chacune des permissions de Jean, Célina tombait enceinte. Entre les fausses couches, fréquentes à l'époque, elle eu 4 enfants Gabriel, Pauline, Andrée (décédée à 4 ans) et Suzanne (ma grand mère maternelle). Malgré les difficultés, ils vivaient pleinement et gardaient espoir dans un avenir meilleur.
Mon arrière grand père est revenu de la guerre, changé, nerveux et alcoolique. En faisant des recherches, j'ai aussi découvert dans les papiers militaires qu'il avait été gravement blessé. L'avenir ne sera pas ce qu'ils espéraient. Jean Il mourra jeune des suites de cette blessure. 14-18 ne sera pas la "der des der" et Célina connaîtra la seconde guerre mondiale et c'est pour son fils qu'elle tremblera.
J'ai eu la chance de connaître celle que j'appelais mamie. Elle a illuminé ma petite enfance. C'était une femme douce et solaire. Toujours souriante. Nous jouions ensemble aux petits chevaux, au jeu de l'oie ou aux cartes. Gabriel, Suzanne et Pauline, ses enfants sont devenus à leur tour parents, puis grands parents et quand nous nous réunissions tous entre cousins, cousines, elle était juste heureuse.
Je suis Patricia Célina et je porte fièrement le prénom de mon arrière grand mère.
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